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Stevens tranche en prolongation et fait plier Winnipeg

Une Classique de la fête du Travail qui a tenu ses promesses

Les Roughriders de la Saskatchewan ont eu besoin de la prolongation pour venir à bout de leurs grands rivaux, mais ils ont offert au public un dénouement digne de la Classique de la fête du Travail en l’emportant 32-26 contre les Blue Bombers de Winnipeg au Mosaic Stadium.

La rencontre a attiré une foule record de 34 352 personnes, la plus grosse affluence jamais vue dans ce stade pour un match de la LCF. Winnipeg a réussi à provoquer des heures supplémentaires sur le tout dernier jeu du temps réglementaire, quand Zach Collaros a rejoint Dorian Singer sur une passe de cinq verges pour créer l’égalité.

La Saskatchewan a toutefois pris les devants dès le premier jeu en prolongation. Tommy Stevens a plongé dans la zone payante pour un touché d’une verge, son troisième majeur de la rencontre et son 15e au sol cette saison. La tentative de conversion de deux points a échoué, ce qui a laissé une mince ouverture aux Bombers.

Cette ouverture n’a pas duré longtemps. Sur un troisième essai et six verges à parcourir à partir de la ligne de 31 de la Saskatchewan, Winnipeg a été stoppé net, puis Jameer Thurman a immobilisé le receveur derrière la ligne de mêlée pour sceller la victoire.

Le jeu aérien des Roughriders a fini par se mettre en marche

Trevor Harris a dirigé l’attaque de la Saskatchewan avec efficacité, terminant sa soirée avec 23 passes complétées en 33 tentatives, 362 verges aériennes et un touché. Même s’il a reconnu que l’unité offensive a mis du temps à trouver son rythme, il a insisté sur l’importance de gagner malgré les absences.

« C’est évidemment énorme. C’est important pour nous d’aller chercher ces victoires-là à ce point-ci de la saison. Il nous manque des gars importants, alors le fait qu’on soit capables de passer au travers et d’aller chercher ces victoires, c’est énorme pour nous. On n’a pas connu un très bon départ offensivement, mais je pense qu’on a vraiment trouvé notre rythme à partir du milieu du deuxième quart », a dit Harris.

La victoire porte maintenant la fiche de la Saskatchewan à 8-4, ce qui la place au deuxième rang de la division Ouest derrière Edmonton, qui affiche un dossier de 8-3 avant son match prévu lundi contre Calgary. Winnipeg, pour sa part, tombe à 6-6.

Privés de Samuel Emilus et de Kian Schaffer-Baker, les Roughriders ont vu Dhel Duncan-Busby saisir sa chance. Le receveur de troisième saison a réussi 10 attrapés pour 140 verges, plusieurs d’entre eux dans des séquences déterminantes en fin de quatrième quart. Il en est maintenant à 35 réceptions et 504 verges cette saison.

« Je savais qu’il fallait que je sois patient. On a un excellent groupe de receveurs, on a beaucoup de gars différents et, malheureusement, avec toutes les blessures, du monde a dû prendre sa place. Je suis juste content que ça ait été mon tour aujourd’hui », a dit Duncan-Busby.

Une défensive opportuniste au bon moment

La défensive saskatchewanaise a aussi joué un rôle majeur dans l’issue du match. Aubrey Miller Jr., qui obtenait un premier départ en carrière au poste de secondeur, a d’abord souligné la façon dont l’attaque a donné l’élan avant que le groupe défensif ne ferme la porte.

« C’est l’attaque qui a donné le ton. C’est l’attaque qui a fait ça. C’est l’attaque qui nous a lancés. Ils sont allés marquer et ils ont mis des points au tableau. Il ne nous restait plus qu’à finir le travail », a dit Miller.

Miller a participé à un effort collectif qui a aussi vu Derick Roberson et Seyi Oladipo enregistrer chacun un sac du quart. Le groupe a surtout réussi à neutraliser Brady Oliveira, qui arrivait au match avec 956 verges au sol, en le limitant à seulement 28 verges sur neuf courses.

  1. La pression sur Collaros a forcé Winnipeg à jouer davantage sous contrainte.
  2. Les plaqués rapides ont coupé les élans offensifs des Bombers.
  3. La séquence finale en prolongation a confirmé la solidité du front défensif.

Harris grimpe dans l’histoire de la LCF

La soirée de Trevor Harris a aussi pris une tournure historique. Une passe de 72 verges lancée à Daniel Wiebe au deuxième quart lui a permis de dépasser Doug Flutie et de passer au 10e rang de l’histoire de la LCF pour les verges de passes en carrière. Il amorçait la partie avec 127 verges de retard sur le total de 41 355 de Flutie.

Harris a trouvé ce moment particulièrement juste dans le contexte de la victoire.

« C’est vraiment poétique, un peu comme l’image de la tortue perchée sur un piquet de clôture. Si tu vois une tortue là-dessus, elle ne s’est pas rendue là toute seule, quelqu’un l’y a placée, et c’est exactement ce que ça représente pour moi. J’ai eu des coéquipiers qui n’ont fait que m’appuyer et m’encourager, et des entraîneurs qui n’ont fait que m’enseigner le jeu. Je suis vraiment reconnaissant pour toutes les occasions qui se sont présentées à moi », a-t-il affirmé.

Harris cumule maintenant 41 590 verges par la passe en carrière. Il se trouve à distance de Matt Dunigan, qui occupe le neuvième rang avec 43 857 verges, tandis qu’Anthony Calvillo demeure au sommet de la ligue avec 79 816 verges.

KeeSean Johnson a aussi atteint un jalon personnel en captant quatre passes pour 32 verges, ce qui lui a permis de franchir le cap des 1 000 verges sur réception pour une deuxième saison de suite. Il affiche désormais 81 réceptions pour 1 022 verges cette année, tout juste derrière sa production de 2025, où il avait terminé avec 86 attrapés et 1 159 verges.

Les autres chiffres qui résument le match

Collaros a terminé la rencontre avec 27 passes complétées en 40 essais pour 279 verges et deux touchés, trouvant Kevens Clercius et Dorian Singer dans la zone des buts. Du côté de la Saskatchewan, Quali Conley a inscrit un touché, tandis que Derick Roberson a ajouté un touché de sûreté.

Sergio Castillo a été parfait sur ses quatre tentatives de placement pour Winnipeg. Alex Hale, chez les Roughriders, a réussi un seul de ses trois bottés.

Les deux équipes se reverront samedi le 12 septembre à Winnipeg, dans un autre chapitre de cette rivalité bien ancrée dans la LCF.